Il était temps que mes petits personnages soient confrontés à la réalité de la CRISE.
Attention, notez bien que ça se prononce avec gravité, toujours en majuscule : LA CRISE.
Déprimez, braves gens!
Pfffff. Ce sont les mêmes qui d'un côté nous bourrent le mou 24h/24 avec cette fin du monde financier, et de l'autre regrettent que le quidam moyen consomme moins, relâchant ainsi son soutien autrefois indéfectible à sa fière nation.
La période actuelle rappelle en pire celle de fin 2001, où tout le monde se précipita pour mettre la faillite d'un système de start-ups sur le dos du seul 11 septembre, en en profitant pour licencier à droite et à gauche. A l'époque j'ai moi-même profité de la charrette en Californie trois mois après les attentats.
Tout lier à cet événement s'avéra plus commode que de chercher les failles dans le mode de financement par les business angels et surtout dans les capitalisations délirantes dont ont bénéficié certaines start-ups "révolutionnaires". Nous courions tous après la richesse par les stock-options, nous fûmes punis à la hauteur de nos espérances. Aujourd'hui on constate beaucoup de licenciements "économiques" infondés si l'on considère les bénéfices énormes engrangés les dernières années.
Comptablement, si mes souvenirs sont bons, il est possible de diminuer artificiellement son résultat avant impôt en provisionnant pour les années difficiles. Qu'en est-il quand ces dernières arrivent? La plupart des difficultés actuelles étant prévisibles à moyen terme, où sont ces réserves qui auraient dû servir à franchir les périodes creuses?
Quelle naïveté de penser que la seule Croissance allait être le vecteur de tous les bonheurs, générant tout à la fois l'emploi, une bourse auto-régulée avec le sourire, des profits pour tout le monde et la paix dans le monde. Tout ça sans remise en question de technologies centenaires comme le moteur à explosion, bien entendu. Sans recherche fondamentale pour préparer la suite, tout cela était inutile. Si c'était pour nous pondre des biocarburants qui orchestrent la faim dans le monde en prenant la place de cultures comestibles, il valait mieux rester coucher.
Tant pis! La réalité à l'aube de 2009 est toute nouvelle. Si elle est nouvelle, elle offre forcément des opportunités, que nous devons chercher dès à présent. Tout ça pour dire que l'économie est repartie après le 11/09, espérons qu'elle fasse de même aujourd'hui, quand les secteurs clés sont touchés plus violemment. Faut être optimiste, que diable. Bon, on ne va pas s'inventer une guerre en Irak pour relancer la croissance, cette fois, j'espère?
Bon réveillon à tous,
Gib.
PS : j'écris sûrement des conneries, ça m'intéresse d'en parler avec vous. Allez-y de votre petit commentaire.